Le scandale Takata a transformé des millions d’airbags en bombes à retardement !

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Airbag : quand ce dispositif censé vous sauver devient un danger mortel !

Le scandale airbag Takata :

Scandale des Airbags Takata :

 

Un simple ralentisseur franchi à vingt kilomètres par heure. Un léger contact avec le véhicule de devant. Sur le papier, rien qui ne justifie le moindre bleu. Pourtant, à l’intérieur de l’habitacle, le silence est brisé par une détonation sourde, semblable à un coup de feu. Lorsque les secours arrivent sur place, la conductrice a perdu la vie. La cause n’est pas la collision. La cause est le dispositif censé la protéger. Ce scénario, loin d’être une fiction hollywoodienne, s’est produit des dizaines de fois sur les routes du monde entier. Derrière cette réalité glaçante se cache l’un des plus grands scandales industriels de l’histoire moderne. L’objet en question est présent devant vous dans le volant et dans votre tableau de bord. Il est silencieux, discret, et pourtant, il porte en lui un paradoxe terrifiant. Ce qui devait être votre ultime rempart est devenu, pour des millions d’automobilistes, une arme à retardement une grenade à fragmentation.

 

Introduction :

 

Depuis plusieurs décennies, l’airbag voiture s’est imposé comme une évidence technologique. Nous le considérons comme un compagnon de route invisible, un garant de notre intégrité physique lorsque la situation tourne mal. Sa présence est même devenue un critère d’achat incontournable. Pourtant, cette confiance aveugle cache une faille systémique qui a failli coûter la vie à des centaines de millions de conducteurs. Le paradoxe est total. Un système de sécurité automobile conçu pour absorber les chocs et sauver des vies s’est transformé en un danger mortel pour ses propres occupants. Ce basculement trouve sa source dans une décision industrielle prise il y a plus de vingt ans. Une décision motivée par des impératifs économiques et une volonté de réduire les coûts de production. C’est ici que commence l’histoire du scandale Takata. Une saga qui a redéfini les normes de la sécurité automobile et qui continue, encore aujourd’hui, de provoquer des campagnes de rappel massives sur tous les continents.

 

Explication simple de l’airbag :

 

Pour comprendre comment un dispositif de protection peut devenir une menace, il faut d’abord saisir son fonctionnement mécanique et chimique. Contrairement à une idée répandue, l’airbag n’est pas un simple coussin d’air gonflé à l’hélium. Il s’agit d’un système pyrotechnique ultra-rapide. Dès qu’un capteur détecte une décélération brutale correspondant à un impact, un signal électrique est envoyé à un générateur de gaz détonant. En moins de trente millisecondes, soit plus vite qu’un clignement d’œil, une réaction chimique se produit. Cette réaction chimique provoque une explosion confinée qui génère un volume massif de gaz qui gonfle le coussin. Il est crucial de distinguer l’explosion destructrice de l’effet de souffle. L’objectif n’est pas de créer une détonation, mais de produire une pression gazeuse instantanée capable de remplir une poche en tissu résistant, généralement en nylon ou en polyamide.

 

L’architecture d’un airbag repose sur quatre éléments majeurs. Le premier est le coussin lui-même, plié avec précision à l’intérieur d’un espace aménagé pour ne pas gêner la conduite. Le second est le générateur de gaz, véritable cœur pyrotechnique du système. Le troisième comprend les capteurs et le calculateur électronique qui orchestrent le déclenchement. Le quatrième, souvent oublié, est constitué des évents. Ces petits trous de décompression aménagé spécialement sur les cotées du coussin permettent au gaz de s’échapper progressivement lors du choc, évitant que le coussin soit trop dur ou un effet de rebondissement qui pourrait blesser l’occupant. Historiquement, les générateurs de gaz utilisaient de l’azoture de sodium, un composé très efficace mais produisant du sodium métallique corrosif et des gaz toxiques. L’industrie a progressivement migré vers des composés plus stables et plus propres comme le nitrate de guanidine ou des dérivés de tétrazoles. Ces alternatives offrent un gonflage stable, une combustion moins agressive et des résidus neutres pour l’environnement intérieur de la voiture. Chaque formulation répond à un cahier des charges strict visant à maximiser la vitesse de remplissage tout en préservant l’intégrité de l’enveloppe métallique.

 

Les systèmes de sécurité autour :

 

L’airbag ne fonctionne jamais de manière isolée. Il s’intègre dans une chaîne de sécurité cohérente où chaque maillon est indispensable. La ceinture de sécurité constitue la première ligne de défense. Elle retient le corps pour éviter qu’il ne soit projeté vers le tableau de bord ou les vitres. Sans elle, l’airbag perd une grande partie de son efficacité et peut même devenir dangereux lors de son déploiement violent. Pour optimiser cette retenue, les véhicules modernes sont équipés de prétensionneurs. Dès la détection du choc, ce mécanisme tire instantanément la sangle pour supprimer le jeu et plaquer le passager contre le siège. Ensuite, le limiteur d’effort entre en jeu. Il permet à la ceinture de céder légèrement sous une force contrôlée, évitant ainsi les fractures sternales ou les blessures internes. Cette synchronisation millimétrée entre la ceinture, les prétensionneurs et le coussin gonflable garantit une répartition optimale des forces d’impact sur le corps humain.

 

Qu’est-ce qu’un bon airbag :

 

Un système fiable se juge à sa capacité à remplir sa mission sans créer de dommages collatéraux. Un bon airbag de voiture doit se déployer de manière contrôlée, avec une pression adaptée à la gravité du choc et à la morphologie de l’occupant. Le gonflage doit être ultra-rapide, mais la force générée ne doit jamais excéder les limites de tolérance du corps humain. La fiabilité dans le temps est un autre critère absolu. Un dispositif installé dans un véhicule doit rester opérationnel pendant dix, quinze, voire vingt ans ou plus, quelles que soient les variations climatiques subies. Les constructeurs et les équipementiers soumettent ces modules à des cycles de tests rigoureux. Chocs thermiques, vibrations, humidité contrôlée et vieillissement accéléré permettent de valider la conformité aux normes internationales. Lorsqu’un airbag respecte ces paramètres, il reste un outil de survie indispensable. Lorsqu’il s’en écarte, la frontière entre protection et menace devient extrêmement ténue.

 

Le scandale Takata :

 

L’histoire du scandale Takata prend racine dans les années quatre-vingt-dix. À cette époque, la demande en airbag explose littéralement. Les législations se durcissent, notamment aux États-Unis où le dispositif devient obligatoire. Les constructeurs cherchent à équiper leurs flottes tout en maîtrisant les coûts de production. C’est dans ce contexte que l’équipementier japonais Takata décide d’innover en matière de chimie pyrotechnique. L’objectif est clair : remplacer les générateurs existants par une alternative moins chère, plus facile à produire et soi-disant plus écologique. Le choix se porte sur le nitrate d’ammonium. Sur le papier, ce composé répond parfaitement aux attentes. Il est dense, nécessite peu de volume pour générer un souffle puissant, et réduit considérablement le prix de revient. Sur le plan commercial, c’est une réussite immédiate. Takata conquiert près de cinquante pour cent du marché mondial en quelques années.

 

Cependant, la réalité chimique du nitrate d’ammonium est bien plus complexe. Ce composé est fortement hygroscopique et instable face aux variations de température et d’humidité. Le véritable problème ne réside pas dans son fonctionnement à l’état neuf, mais dans son vieillissement. Avec le temps, le nitrate d’ammonium se dégrade et libère progressivement des composés acides. Cette acidité, lente mais inexorable, commence à ronger la capsule métallique qui contient la charge pyrotechnique. L’humidité ambiante, présente même dans des environnements fermés, s’infiltre progressivement à travers les micro-joints ou les zones de corrosion naissante. Le métal, souvent en acier ou en aluminium, se fragilise, se fissure et finit par se désagréger de l’intérieur. La capsule censée canaliser le souffle se transforme alors en un récipient poreux et structurellement fragmenté et défaillant.

 

Lorsque l’airbag est finalement sollicité, même lors d’un impact mineur, la déflagration ne se confine plus. La pression gazeuse, combinée à la fragilisation du boîtier, provoque une rupture violente de l’enveloppe métallique. Des éclats de métal, des fragments de la capsule et des résidus de combustion sont projetés à des vitesses supérieures à trois cents kilomètres par heure directement vers le visage et le torse de l’occupant. Le coussin gonflable n’absorbe plus le choc. Il agit comme une grenade à fragmentation. Ce mécanisme de corrosion interne, couplé à l’instabilité chimique du nitrate d’ammonium, a transformé des millions de modules de sécurité en pièges mortels dormant sous les tableaux de bord.

 

Les conséquences dramatiques :

 

Les premiers signes de cette dérive apparaissent au début des années deux mille. Des rapports médicaux font état de blessures atypiques après des collisions pourtant bénignes. Des conducteurs et des passagers présentent des traumatismes crâniens sévères, des lacérations profondes au cou et au visage, et des lésions oculaires irréversibles. Dans plusieurs cas documentés, la cause du décès n’est pas l’impact contre un autre véhicule ou un obstacle, mais la projection de débris métalliques issus du générateur de gaz. L’affaire prend une tournure tragique en deux mille quatre dans l’Alabama, lorsqu’une conductrice décède après un choc à faible vitesse. Les enquêteurs découvrent que son visage a été atteint par des fragments projetés par l’airbag. D’autres drames similaires se multiplient, particulièrement dans les régions tropicales et les îles où la chaleur et l’humidité accélèrent la dégradation chimique. À La Réunion, plusieurs cas mortels ont été recensés, poussant les autorités à classer ces incidents comme des accidents technologiques graves. Chaque témoignage confirme le même schéma : un véhicule moderne, un choc léger, et une violence interne incompréhensible.

 

Les marques concernées :

 

L’ampleur du scandale s’explique par la présence massive de ces modules défectueux chez la quasi-totalité des constructeurs automobiles mondiaux. Takata fournissait ses générateurs à une liste impressionnante de marques, touchant aussi bien les véhicules grand public que les modèles sportifs de luxe. Les véhicules concernés incluent notamment Audi, BMW, Cadillac, Chevrolet, Chrysler, Citroën, Daihatsu, Dodge, DS, Ferrari, Ford, Honda, Jaguar, Jeep, Mazda, Mercedes-Benz, Mitsubishi, Nissan, Opel, Peugeot, Seat, Skoda, Subaru, Suzuki, Tesla, Toyota et Volkswagen. Cette liste exhaustive démontre que le problème ne touche pas une niche spécifique, mais l’ensemble du parc automobile moderne. Certains modèles emblématiques comme la Ferrari 458, la BMW M3 ou la Ford GT ont également été touchés, prouvant que le prestige de la marque ne garantit pas l’immunité face à un défaut de fournisseur commun.

 

Les rappels mondiaux :

 

Face à la multiplication des accidents et à la pression des autorités de régulation, notamment la NHTSA aux États-Unis, l’industrie automobile a été contrainte de lancer la plus vaste campagne de rappel de son histoire. Les estimations varient entre cent et deux cents millions de véhicules concernés à l’échelle planétaire. Le coût logistique et financier pour les constructeurs se chiffre en dizaines de milliards de dollars. Takata, incapable d’assumer les indemnités colossales et les amendes records infligées pour falsification de données de sécurité, a déclaré faillite en juin deux mille dix-sept. L’entreprise a été dissoute, ses actifs repris par d’autres groupes, mais les véhicules équipés de ses modules circulent encore. Le processus de remplacement est toujours en cours dans de nombreux pays, créant une situation inédite où des millions d’automobilistes roulent avec un système de sécurité automobile potentiellement défectueux, parfois depuis plus de quinze ans.

 

Vérifier son véhicule :

 

La première étape pour tout propriétaire est de vérifier l’état de son propre véhicule. Cette démarche est simple, gratuite et ne prend que quelques minutes. Vous devez localiser le numéro d’identification du véhicule, (VIN = numéro de châssis) communément appelé VIN. Ce code alphanumérique de dix-sept caractères se trouve sur la carte grise, à la case E, ou bien gravé sur le pare-brise en bas à gauche, ainsi que sur la plaque constructeur dans le compartiment moteur. Une fois ce numéro en main, rendez-vous sur le site officiel du constructeur de votre automobile ou utilisez les plateformes gouvernementales dédiées aux campagnes de rappel. En France, le ministère de l’Écologie et la plateforme gouvernementale de signalement des rappels permettent de saisir le VIN pour connaître le statut exact de votre voiture. Si votre véhicule figure dans la liste des modèles touchés par le rappel airbag Takata, contactez immédiatement votre concessionnaire ou un garage agréé. Ne prenez aucun risque.

 

Message de prévention :

 

Ignorer une campagne de rappel est une erreur qui peut coûter la vie. Les constructeurs et les autorités insistent sur un point fondamental : le remplacement des modules défectueux est entièrement gratuit, quel que soit l’âge du véhicule ou son kilométrage. Certains propriétaires pensent que si l’airbag ne s’est jamais déclenché, il est forcément en parfait état. C’est une illusion dangereuse. La dégradation du nitrate d’ammonium est un processus silencieux et invisible. Un module peut fonctionner correctement pendant dix ans et devenir instable du jour au lendemain à la suite d’une variation d’humidité ou de température. Ne tardez pas à effectuer la vérification. Si vous recevez un courrier de rappel, ou si votre recherche VIN confirme la présence d’un générateur Takata, programmez l’intervention sans délai. La sécurité de vos passagers et la vôtre en dépendent directement.

 

Conclusion :

 

L’histoire de l’airbag et du scandale Takata nous rappelle une leçon brutale mais essentielle. La technologie automobile, aussi avancée soit-elle, reste tributaire des choix industriels et de la rigueur des contrôles qualité. Un dispositif conçu pour sauver peut, sous l’effet de la négligence et de la recherche de profit, se retourner contre ceux qu’il est censé protéger. Ce scandale a durablement marqué le monde de l’industrie, renforçant les normes de traçabilité et obligeant les constructeurs à surveiller de plus près leurs fournisseurs. Comprendre le fonctionnement de son véhicule, connaître les composants qui assurent notre survie. Savoir réagir face aux alertes de sécurité sont des réflexes indispensables pour tout automobiliste moderne. La route exige vigilance, mais elle exige aussi connaissance.

 

Passé à l’Action :

 

La sécurité automobile ne s’improvise pas. Elle se comprend, se maîtrise et s’anticipe. Chez Cars Académie, nous avons fait de la transmission des savoirs mécaniques et techniques notre priorité. Nos formations sont conçues pour vous donner les clés d’une autonomie réelle, vous permettant d’identifier les risques, de comprendre les systèmes complexes et d’entretenir votre véhicule en toute sérénité. Rejoignez notre formation avec une communauté d’experts et de passionnés. Accédez à des modules pédagogiques clairs, précis et directement applicables. Ne restez pas un simple utilisateur de votre voiture. Devenez un acteur éclairé de votre sécurité et de votre expérience de conduite. Découvrez dès maintenant l’ensemble de notre parcours de formation sur Cars Académie et prenez les commandes de votre savoir automobile.

 

Complément d’information : L’ascension et la chute de Takata, un scandale aux répercussions mondiales :

 

Un géant industriel né au Japon :

 

Fondée en 1933 au Japon, l’entreprise Takata a d’abord bâti sa réputation dans un secteur de niche : la fabrication de suspentes de parachutes. Cette expertise textile et mécanique l’a naturellement orientée, dans les années 1950 et 1960, vers le développement de ceintures de sécurité automobiles, puis vers la conception de prétensionneurs. À la fin des années 1990, alors que les législations internationales rendent progressivement les airbags obligatoires, Takata saisit l’opportunité et investit massivement ce marché. Grâce à une stratégie de production industrialisée masive et à des tarifs particulièrement compétitifs, l’équipementier conquiert rapidement une part de marché dominante, équipant près de 50 % des véhicules neufs vendus dans le monde. Ce succès commercial repose toutefois sur un choix technologique risqué : le remplacement des anciens générateurs à base de composés azotés par du nitrate d’ammonium, présenté comme moins cher, plus dense et plus écologique.

 

Une connaissance précoce des défaillances et le silence des dirigeants :

Les premiers signaux d’alerte ont été identifiés en interne dès le début des années 2000. Des tests réalisés sur des coussins ayant vieilli plusieurs années ont démontré que le nitrate d’ammonium, en absorbant l’humidité ambiante, se dégrade progressivement et libère des composés acides. Cette acidité ronge lentement la capsule métallique qui contient le mélange explosif, la rendant poreuse et structurellement fragile et fragmenté. Malgré des preuves internes accablantes et des incidents isolés remontés dès 2002, la direction a choisi de ne pas alerter les autorités de régulation. Des rapports d’ingénieurs mettant en évidence le risque de rupture explosive ont même été supprimés sur instruction de la direction, par crainte d’un effondrement boursier et de lourdes conséquences juridiques. Ce silence organisationnel n’a été brisé qu’en 2014, lorsque des ingénieurs lanceurs d’alerte ont transmis un dossier complet à la presse et à la NHTSA (administration américaine de la sécurité routière), confirmant que l’entreprise connaissait le défaut structurel depuis plus d’une décennie.

 

Les excuses publiques et le poids des sanctions judiciaires :

 

Face à la multiplication des drames et à l’impossibilité de nier l’évidence, l’entreprise Takata a officiellement reconnu la défectuosité de ses produits en 2015. La direction a présenté des excuses publiques solennelles, exprimant ses condoléances aux familles des victimes et s’engageant à assumer ses responsabilités. En janvier 2017, l’entreprise a plaidé coupable devant la justice américaine d’une accusation criminelle, reconnaissant avoir falsifié de manière systématique des données de tests critiques liés à la sécurité de ses modules. Cet aveu a entraîné une amende record d’un milliard de dollars aux États-Unis, ainsi que des peines de prison ferme pour trois anciens dirigeants. Parallèlement, les constructeurs automobiles ont été contraints de financer le remplacement des pièces défectueuses, un coût global estimé à plus de 30 milliards de dollars pour l’ensemble de l’industrie.

 

Une faillite inéluctable et un impact industriel historique :

 

La pression financière et logistique s’est rapidement avérée insoutenable. Entre les amendes, les garanties étendues et la coordination du remplacement de plus de 64 millions d’unités rien qu’aux États-Unis, Takata a déclaré faillite le 26 juin 2017. Ses actifs ont depuis été repris par d’autres groupes industriels, mais la marque a définitivement disparu du paysage automobile. Le scandale a provoqué le plus vaste rappel de l’histoire du secteur automobile. Initialement estimé à plus de 100 millions de véhicules, le périmètre a été élargi au fil des investigations pour toucher environ 200 millions d’unités à l’échelle mondiale. En France, la crise a pris une dimension particulière avec des accidents mortels recensés dans les régions d’outre-mer, où le climat tropical a accéléré la dégradation chimique des capsules contenant le mélange explosif. À la suite d’un drame récent survenu en 2025, les autorités françaises ont même ordonné l’interdiction temporaire de circulation de 1,7 million de véhicules sur le territoire, tandis que des associations de consommateurs portaient plainte pour exiger une transparence totale et des réparations complètes. Cette saga industrielle reste aujourd’hui un cas d’école sur les conséquences dramatiques du compromis entre sécurité et rentabilité, et sur la nécessité d’une traçabilité rigoureuse des composants critiques.

 

Liste complète des sites web officiels où vous pouvez vérifier gratuitement si votre véhicule est concerné par un rappel en utilisant votre numéro (châssis) VIN :

 

SITES GOUVERNEMENTAUX FRANÇAIS :

 

  1. Signal Conso (DGCCRF) – Rappels Takata :

 

🔗 https://signal.conso.gouv.fr/fr/actualites/rappel-airbag-takata

– Site officiel du gouvernement français

– Informations complètes sur les rappels Takata

– Base de données des véhicules concernés

 

  1. Rappel Conso :

 

🔗 https://rappel.conso.gouv.fr

– Portail gouvernemental général des rappels produits

– Catégorie automobiles disponible

 

  1. HistoVec (Ministère de l’Intérieur) :

 

🔗 https://histovec.interieur.gouv.fr/

– Service public gratuit

– Historique complet du véhicule

 

CONSTRUCTEURS AUTOMOBILES – VÉRIFICATION PAR VIN :

 

GROUPE STELLANTIS :

 

Stellantis (Portail central) :

 

🔗 https://www.recall.stellantis.com//takata/fr/fr

– Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall, Fiat, Alfa Romeo, Lancia

– Vérification directe par VIN

– Interface simple et rapide

 

🔗 https://www.recall.stellantis.fr/

– Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall, Fiat, Alfa Romeo, Lancia

– Vérification directe par VIN

– Interface simple et rapide

 

Peugeot :

 

🔗 https://www.peugeot.co.uk/tools/recall-campaigns.html

– Case VIN directement accessible

 

Citroën :

 

🔗 https://www.citroën.co.za/maintain/recall-campaigns.html

– Vérification par VIN (17 caractères commençant par VF7 ou VR7)

 

Opel :

 

🔗 https://www.opel.fr/apres-vente/campagne-de-rappel.html

– Outil en ligne dédié

– Vérification immédiate par VIN

 

DS Automobiles :

 

🔗 Via le portail Stellantis ci-dessus

https://www.recall.stellantis.com/#/takata/fr/fr

 

 

CONSTRUCTEURS JAPONAIS :

 

Honda :

 

🔗 https://auto.honda.fr/cars/owners/airbag-recall.html

– Page dédiée aux rappels airbag Takata

– Vérification VIN simple et rapide

– Alerte immédiate si véhicule concerné

 

Toyota :

 

🔗 https://www.toyota.fr/votre-toyota/entretien/campagnes-de-rappel

– VIN checker intégré

– Possibilité de se connecter à « Ma Toyota »

– Prise de rendez-vous en ligne

 

Nissan :

 

🔗 https://www.nissan.fr/etre-proprietaire-d-une-nissan/avis-de-rappel/takata-campagne-rappel.html

– Campagne spécifique Takata

– Vérification par numéro de série (VIN)

– Contact direct Nissan disponible

 

Mazda :

 

🔗 https://www.mazda.fr/proprietaires/manuels-et-aide/rappels/

– Entrée du numéro de châssis (VIN)

– Résultat immédiat

 

Mitsubishi :

 

🔗 https://owners.mitsubishicars.com/

– Portail propriétaire

– Vérification par VIN

– Ressources véhicule disponibles

 

Subaru :

 

🔗 https://www.formulesubaru.com/rappels/Subaru.html

– Outil de vérification des rappels

– Statut des rappels en temps réel

 

 CONSTRUCTEURS ALLEMANDS :

 

BMW :

 

🔗 https://vehiclerecall.bmwgroup.com/index.html?brand=bmw&market=fr&language=fr

– Vehicle Recall BMW Group

– Saisie des 17 caractères du VIN

– Résultats détaillés

 

Mercedes-Benz :

 

🔗 https://www.mercedes-benz.fr/passengercars/services/recall.html

– Rappels en cours

– Numéro VIN requis

– Outil en ligne intuitif

 

Volkswagen :

 

🔗 https://www.volkswagen.fr/fr/entretenir-ma-volkswagen/informations-client/campagnes-de-rappel.html

– Campagnes de rappel VW

– Vérification par VIN

– Diesel, gaz naturel et airbag

 

Audi :

 

🔗 https://www.audi.fr/fr/campagne-rappel-airbag-takata/

– Campagne spécifique Takata

– Saisie du numéro de série (VIN)

– Action technique détaillée si concerné

 

 

 AUTRES CONSTRUCTEURS :

 

Ford :

 

🔗 https://www.ford.fr/support/rappels/

– Contrôle VIN obligatoire

– Base de données complète

– Réservation entretien possible

 

Ferrari :

 

🔗 https://www.ferrari.com/fr-FR/auto/recall-campaigns

– Saisie du code d’identification (VIN)

– Vérification campagnes actives

– 17 caractères alphanumériques

 

SITE MULTI-MARQUES UTILE :

 

Safe e-Power :

 

🔗 https://www.safe-epower.com/rappels-constructeur.html

– Vérification multi-marques

– Peugeot, Citroën, Volkswagen, Audi

– Spécialisé airbag Takata

 

💡 CONSEILS PRATIQUES POUR VOS LECTEURS :

 

Où trouver le numéro châssis VIN ? :

 

– Case E de la carte grise (certificat d’immatriculation)

– 17 caractères alphanumériques

– Commence généralement par :

– VF3/VF7 pour Peugeot/Citroën

– W0L pour Opel

– WBA/WBS pour BMW

– WDD pour Mercedes

– WAU pour Audi

– WVW pour Volkswagen

– JHM pour Honda

– JT pour Toyota

– JN1 pour Nissan

– JMZ pour Mazda

 

Procédure recommandée :

 

  1. Munissez-vous de votre carte grise
  2. Notez le VIN case E (17 caractères)
  3. Rendez-vous sur le site du constructeur
  4. Saisissez le VIN dans le champ prévu
  5. Consultez le résultat immédiatement
  6. Si concerné : prenez rendez-vous chez le concessionnaire
  7. Le remplacement est gratuit

 

Important : Même si vous n’avez pas reçu de courrier, vérifiez systématiquement, surtout pour les véhicules d’occasion !

 

Important :

 

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Équipes, Cars Académie

 

Noureddine Hattori

Fondateur de Cars Académie

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